Terra Amata

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Changement climatique : l'autre vérité qui dérange

Il est difficile aujourd’hui d’entendre parler de questions relatives au climat de manière objective et scientifique. La sacro-sainte litanie du « réchauffement climatique » sur fond de CO2, récitée quotidiennement à travers les médias, les associations écologistes, les programmes politiques, d’action économique et sociale, ou encore la publicité, provoque une overdose de messages explicites ou subliminaux, dont le symptôme principal est la désinformation. Organisée à dessein ou non, cette désinformation confine au lavage de cerveau, neutralisant de ce fait tout esprit critique pourtant indispensable et plus que jamais nécessaire.

 


Cet acharnement partisan est notamment imputable à l’action du Groupement Intergouvernemental d’Experts pour l’étude du Climat (GIEC) ou IPCC en anglais, dont l’emprise médiatique et politique jouit d’un quasi monopole qu’il convient de remarquer et de souligner. Créé en 1988 sous l’égide de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), avatar de l’ONU, le GIEC est un organisme composé d’éminents chercheurs, encore que les climatologues ne forment qu’une minorité. Là où le bât blesse, c’est que l’organisme en question a été créé avec un postulat, explicitement défini dans ses statuts : « Le rôle du GIEC (IPCC) est d'évaluer, sur des bases scientifiques, techniques et socio-économiques, les informations relatives à la compréhension des bases scientifiques du risque résultant du changement climatique anthropique, de ses impacts potentiels et des options pour l'adaptation ou l'atténuation ». Tout est donc fait pour que se crée un consensus scientifique autour de ce postulat.

 

Ainsi le GIEC a pris progressivement une tournure très politique, ponctuée par la démission de nombreux membres parmi les plus reconnus. Citons l’exemple du climatologue Richard S. Lindzen qui, avec persévérance, démontre que cet organisme à tort sur le fond et sur la forme. Selon le climatologue et plusieurs autres collègues, le processus du GIEC est motivé par des objectifs préconçus, scientifiquement non fondés. Nous y reviendrons certainement dans nos articles à venir. Pourtant, tout le monde se souvient de ce documentaire réalisé en 2005 par Davis Guggenheim et présenté par d’Al Gore, ancien candidat à l’élection présidentielle américaine, intitulé « Une Vérité qui dérange » (An Inconvenient Truth en anglais) qui se voulait être une « sensibilisation au réchauffement climatique »… Curieusement, ce film fut présenté en avant-première au Festival du film de Sundance, puis au Festival de Cannes 2006. Plus curieusement encore, Al Gore est, en 2007, co-lauréat avec le GIEC, du Prix Nobel de la Paix pour « leurs efforts afin de mettre en place et diffuser une meilleure compréhension du changement climatique causé par l’homme, et de jeter les bases des mesures nécessaires pour contrecarrer un tel changement ». On peut légitimement s’interroger sur la pertinence et le mobile de ce prix. Toujours est-il que celui-ci confère à la cause défendue un statut planétaire quasi religieux : désormais, ce sera d’elle que dépendra en grande partie l’avenir de l’homme et de la paix sur la Terre !

 

Le GIEC rédige périodiquement (en moyenne tous les 5 ans) un rapport résumé destiné aux politiques. Le dernier date de 2007 et le prochain est programmé pour 2012. Chaque fois les projections se font de plus en plus alarmantes : en résumé, si nous ne réduisons pas drastiquement nos émissions de CO2 (parce qu’il est le principal gaz à effet de serre rejeté par les activités humaines), cela provoquerait un réchauffement climatique global, qui pourrait atteindre plusieurs degrés au cours du XXIe siècle, entraînant de multiples catastrophes écologiques et sociales ou événements extrêmes dont la liste ne cesse de s’accroître dans les articles les plus volontiers alarmistes : fonte de la banquise et des glaciers, aggravation de la sécheresse, inondations, multiplications des tempêtes, tensions sociales, géopolitiques etc. Ne nous attendons donc pas à un retournement de situation dans le rapport à venir dont on connait déjà les grandes lignes.

 

Ne nions pas tous ces effets et leurs conséquences, regardons-les cependant avec un œil critique. Le point essentiel réside dans la recherche des causes. Or le GIEC ne démontre rien, ne prouve rien, parce qu’il fonde ses prédictions sur des projections basées sur des modèles informatiques. La méthode est amplement critiquable puisque ces modèles n’intègrent que les paramètres que l’on veut bien admettre, tout au mieux les paramètres connus. Ainsi, l’on ne cesse de nous dire que ce sont nos émissions de gaz carbonique (CO2) qui vont déterminer le climat à venir ; ce serait ignorer l’importance des paramètres naturels bien connus qui induisent des variations cycliques à plusieurs échelles de temps, c’est ignorer également que le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau ! C’est surtout aller bien vite en besogne dans la mesure où l’importance du rôle du gaz carbonique dans la température globale n’a été ni mesurée, ni prouvée !

 

A Terra amata nous préférons la méthode empirique permettant de s’intéresser à la réalité tangible plutôt que de tirer des plans sur la comète. Et le scénario est tout autre que celui prédit par les « experts » et leurs programmes informatiques surpuissants ! La réalité, c’est qu’il n’y a pas de tendance planétaire au réchauffement observée depuis près de 15 ans !


Le graphique suivant nous montre simultanément les mesures du taux de CO2 atmosphérique et de la température globale depuis 1957. Cette brève période permet cependant de mettre en évidence des phénomènes cycliques : baisse de la température jusque dans les années 70, hausse dans les années 80 et 90, le pic ayant été renforcé avec cette fameuse année 1998 caractérisée par un phénomène El Nino particulièrement marqué. Puis, nouvelle tendance à la baisse depuis les années 2000. Dans le même temps - c’est aussi une réalité indéniable -  le taux de concentration de CO2 n’a cessé de croître régulièrement.

 

Evolution du taux de CO2 atmosphérique et de la température globale

entre 1957 et 2011. Sources : Mauna Loa (CO2) et Hadley Center (temp.)

 

Devant une telle évidence, nous voyons bien que les variations naturelles auraient dû être gommées si le rôle du CO2 atmosphérique était prépondérant comme on tend à nous le faire croire. Les discussions vont bon train notamment au sein du GIEC, qui va devoir s’expliquer. Toujours est-il que les médias ne s’empressent pas de relayer cette information pourtant essentielle ! Or il est de la responsabilité de chacun, et des médias en premier lieu, de poser les termes du débat. Il n’y a pas de consensus scientifique et, en la matière, l’histoire nous montre que ceux qui avaient raison n’étaient pas toujours les plus nombreux, peu s’en faut !


D’un côté il y a une question morale, éthique, écologique, celle qui nous oblige à réduire notre empreinte environnementale, à trouver une alternative aux énergies fossiles pour une société durable. De l'autre côté, il y a une question scientifique qui n'est pas résolue et qui, cela est sain, ne fait pas l'objet d'un consensus comme on l'affirme à tort. L’une ne doit pas servir de faux prétexte à l’autre, elle n’en a d’ailleurs pas besoin. Pour trouver des solutions, il faut d’abord comprendre, analyser, vérifier et ne pas se tromper de problème. Informons-nous et gardons l’esprit critique en éveil afin que l’on ne se rende pas compte trop tard qu'on nous a fait prendre des vessies pour des lanternes !

 

Blaise Berrut



03/12/2011
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